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Jour 1: L'Ontario

·628 mots·3 mins

08h00 Montréal (QC) Odomètre de départ : 9798 km
19h30 Sault Ste-Marie (ON) 1009 km

Et voilà, le voyage débute.

Après tous ces mois de préparation, il est enfin temps de partir pour l’Aventure !

Kilomètre 0 (oui, oui, ZÉRO !) : premier bris d’équipement !

En préparant la moto hier soir, je l’ai échappée, probablement sous le coup de la nervosité. Résultat : levier d’embrayage brisé. Je décide rapidement de l’endurer ainsi, car il est cassé à la pointe et demeure fonctionnel. Tout de même, un beau 100 $ de gaspillé sans même avoir quitté la maison !

Je pars en même temps que Nadine qui se rend au travail. Elle ne semble pas très heureuse de me voir partir, ce qui est compréhensible. C’est une aventure qui sort de l’ordinaire, comportant son lot de dangers et un risque réel. De plus, le nombre de semaines d’absence est substantiel et ne sera pas facile à gérer.

La moto est très lourde et je dois m’y accoutumer rapidement. Sortir de Montréal est laborieux en raison du trafic dense, mais la météo est parfaite : beau et chaud.

Pas pour longtemps toutefois !

2008-07-10 Ontario

Je m’engage sur la 417 vers Ottawa et le nord de l’Ontario. Une pluie légère s’installe, comme pour m’avertir de la suite. Rien de trop grave cependant. Dès que je quitte le Québec, la route s’améliore nettement. Il faut savoir, pour ceux qui ne sont pas de la province, que nos conditions routières sont exécrables. L’état de la chaussée, la signalisation et l’aménagement de nos routes sont simplement minables.

Il y a peu de trafic. Je roule lentement, environ 110 km/h, ce qui est très conservateur, économique et surtout confortable. C’est le rythme que je visais et que j’espère maintenir. Il serait facile de rouler à 130 ou 140 km/h, mais je suis en vacances ; je n’ai pas envie de stresser avec la police ou les animaux, très présents dans le secteur.

Le paysage est plutôt monotone. Je dépasse Ottawa et Petawawa sans histoire en direction du nord de l’Ontario.

2008-07-10 Ontario 08

Juste avant Sudbury, je frappe littéralement un front météo. J’entre dans un mur de vent qui fait chuter la température de 30 °C à un frisquet 17 °C en quelques secondes. Je dois sortir la veste chauffante presque immédiatement.

Après quelques heures de route, j’arrive à Sault Ste-Marie. Je décide de prendre une chambre d’hôtel, même si j’avais prévu camper, car il fait définitivement trop froid. Ça commence bien. Je réalise aussi que je n’aurai peut-être pas assez de vêtements chauds, non pas pour la conduite, mais pour les soirées et les activités.

Je décide de revoir totalement l’organisation de mes bagages, car la répartition actuelle ne me convient pas. Avec les pneus attachés sur le topbox, celui-ci est inaccessible et les valises latérales le sont difficilement. Je place donc dans le topbox tous les objets dont je n’aurai pas besoin quotidiennement.

Ma stratégie de transport est simple : tout doit entrer dans les rangements. J’utilise les valises d’origine en aluminium de ma BMW R1200GS Adventure 2008. Elles sont solides, spacieuses et surtout sécuritaires puisqu’elles se verrouillent. Les pneus sont solidement attachés sur le topbox avec un câble métallique et un cadenas. Le seul élément non sécurisé est une petite glacière sans valeur.

Pendant que je travaille sur la moto, je suis abordé par deux Ontariens à la retraite en route vers Moab. Ils roulent en BMW R1100GS et R1200GS. Ils transportent une quantité incroyable de bagages ! Ils m’expliquent qu’ils vont faire du camping et qu’ils aiment leur confort.

Je sors le réchaud pour cuisiner de bonnes pâtes maison et l’heure du dodo arrive rapidement. Il faut être en forme pour demain !

Ai-je mentionné que Sault Ste-Marie ressemble à une ville fantôme ?