07h00 Tetsa River Campground (BC)
16h00 Whitehorse (YK) 861 km
Superbe journée de moto malgré un maigre 4 °C en matinée, mais la situation se replace un peu par la suite. Enfin, les vraies Rocheuses ! Peu après le départ du camping, le paysage devient finalement ce à quoi je m’attendais de l’Ouest canadien : montagnes, lacs et animaux sauvages (chevreuils, ours, bisons, caribous). La route est splendide et la météo clémente. Le passage dans le Stone Mountain Provincial Park et l’arrivée sur l’Alaska Highway ont fait de cette journée la meilleure à ce jour. Je sens que je m’approche de mes objectifs ; je suis enfin là où je voulais être.



J’arrive à Whitehorse vers 16h00. Après un petit tour de reconnaissance et une visite au centre d’information touristique pour dénicher un hôtel (80 $), je me dirige chez Honda. Au programme : changement d’huile et pose de nouveaux pneus (des TKC80 pour la Dempster Highway) pour 125 $.

À 18h00, je suis déjà de retour à l’hôtel ! Incroyable. J’ai passé des journées à planifier cette étape importante du voyage et le résultat est là : je savais exactement où aller et je n’ai pas perdu de temps à chercher ou à tourner en rond. Vive la planification et le GPS !







Cela me permet de profiter de la fin d’après-midi pour prendre quelques bières avec deux motards en route vers le nord sur des BMW (une RT de l’Ohio et une 1100GS de l’Alberta).
Soirée mouvementée à regarder des bagarres de rue. Le centre-ville est, une fois de plus, plutôt désert, mais nous sommes mardi après tout.
Je suis surpris de croiser autant de Québécois. Le gérant du service chez Honda vient d’ailleurs de Montréal. Il m’informe que les salaires ici sont très intéressants et que 20 % de la population de Whitehorse est originaire du Québec. Je ne m’attendais pas à cela et, pour être franc, je ne comprends toujours pas ce qui pousse les gens à venir s’installer ici de façon permanente.
Je retourne à l’hôtel vers 23h00 pour préparer la moto pour la ligne droite vers Inuvik.
Leçon de la journée : ne jamais laisser le répulsif à ours (bear spray) avec les vêtements ! Ouf, ça ne sent pas bon et, surtout, ça brûle !