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Post Mortem

·547 mots·3 mins

Post Mortem

Mon voyage dans l’Ouest canadien fut planifié de longue date. Le travail de recherche a commencé en septembre 2007, dès la commande de ma BMW R1200GS Adventure 2008.

Internet est une source de renseignements inépuisable. Des sites comme Horizons Unlimited, ADVrider et Moto Aventure Québec m’ont grandement aidé à me préparer mentalement, à choisir l’équipement et à tracer l’itinéraire pour l’Arctique.

En révisant ma planification initiale, je remarque que les principales différences résident dans le temps alloué. Les distances de 1200 km par jour sont finalement très accessibles dans cette partie du monde, et l’absence de points d’intérêt majeurs dans certaines sections incite à pousser plus loin pour gagner du temps.


Points forts de la préparation
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  1. GPS (Garmin Zumo 550) : Indispensable. Je n’ai pas de temps à perdre à chercher mon chemin. C’est un outil de performance qui permet de trouver un motel ou une adresse sans stress.
  2. Support GPS Touratech verrouillable : Offre une tranquillité d’esprit lors des arrêts rapides et la robustesse nécessaire pour les sentiers.
  3. Pneus TKC80 : Ils m’ont sauvé la vie au retour d’Inuvik. Les acheter à Montréal m’a aussi permis d’économiser une fortune par rapport aux prix pratiqués dans l’Ouest.
  4. Veste chauffante Widder : Je ne pourrais plus voyager sans elle. Le gradateur permet un ajustement thermique précis, essentiel dans le Nord.
  5. Suspension électronique (ESA/ASC) : Un net avantage sur les nouvelles GS 2008, surtout avec une machine lourdement chargée hors route.
  6. Throttle Lock : Ce n’est pas un régulateur de vitesse, mais il permet de reposer le bras droit et de manipuler des objets (casque, gants, nourriture) en roulant.
  7. Mécanique de base : Avoir pratiqué le changement de pneus avant le départ sécurise énormément l’esprit.

Points faibles ou à améliorer
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  1. Gants BMW : Excellents pour 95 % du temps, mais insuffisants contre le froid intense et la pluie battante. Une coquille imperméable est nécessaire.
  2. Sac de couchage : Mon sac +7 °C, bien qu’ultra-compact, était trop juste. Un sac -7 °C est impératif, malgré l’encombrement supplémentaire.
  3. Stratégie de bagages : Ma volonté de tout verrouiller sur la moto limitait trop mon volume de rangement pour le matériel de camping complet.
  4. Éclairage : Les phares de série sont insuffisants pour la conduite nocturne sécuritaire dans les zones à haute densité de faune.
  5. Siège : La selle d’origine n’est pas conçue pour des journées de 18 heures. Même avec un Airhawk 2, la douleur devient vive. Une selle Sargent est prévue pour le prochain voyage.
  6. Casque (Nolan N102) : Ma plus grande déception. Bien que modulaire et compatible Bluetooth, il est trop lourd, bruyant, fragile et peu étanche. Pour un voyage plus exigeant (comme l’Amérique du Sud), je choisirais un modèle plus rigide et fiable.

Nettoyage de la moto 1
Nettoyage de la moto 2
Nettoyage de la moto 3

Mot de la fin
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Je tiens à souligner l’incroyable hospitalité des gens de l’Ouest. Malgré les difficultés, le recul me fait déjà oublier la fatigue et je rêve déjà d’y retourner.

L’Ouest canadien est majestueux, mais ses distances imposent le respect. Un kit de survie (tente, nourriture pour 3 jours, filtre à eau) est obligatoire, car on ne peut compter que sur soi-même en cas de pépin dans les régions isolées.

J’espère que ce carnet de voyage vous sera utile pour vos propres projets. N’oubliez pas : l’aventure avant tout !